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Le Drugstore de la semaine est vraiment chouette. Si vous ne connaissez pas encore et que vous aimez Tracks, par exemple, c’est fait pour vous :

Source: Dailymotion

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Le sponcénat : WTF ? En fait, le principe est assez simple et reprend dans les grandes lignes un mécénat tout à fait banal. On a vu Danone soutenir la recherche scientifique et le développement durable, l’Oréal créer le programme For Women in Science en partenariat avec l’UNESCO et bien d’autres marques soigner leur image en l’associant à des initiatives valorisantes.

Traditionnellement, on distingue le mécénat et le sponsoring par la nature du projet subventionné. On parlera de mécénat pour désigner des donations en faveur de la création artistique ou de la recherche scientifique. Tandis que les opérations de sponsoring financeront plutôt des manifestations culturelles (concerts, événements sportifs, expositions…) disposant d’audiences autrement plus conséquentes.

Cette forme de communication institutionnelle est parfois si habillement pensée qu’elle associe les avantages du mécénat (marque crédibilisée auprès d’un publique émérite mais souvent restreint) et du sponsoring (une audience plus large). La musique, par exemple, est un excellent moyen de jouer sur ces deux tableaux. Juste pour le plaisir, on pourra se convaincre de l’efficacité d’un tel « sponcénat » musical en prenant comme exemple l’exploit qu’avait accompli Nike en 2007 en réunissant 4 légendes du hip-hop (DJ Premier, Rakim, KRS-One et Nas) et le plus influent des rappeurs actuels, Kanye West.

Pour ceux qui ne goûtent pas particulièrement au hip-hop, laissez-moi oser une petite comparaison : imaginez la réunion de Brassens, Brel et Ferré, le tout orchestré par Gainsbourg et vous comprendrez la satisfaction générée par la sortie de ce morceau. Alors il ne suffit pas de sortir le chéquier pour que tout fonctionne. Il faut une véritable direction artistique pour choisir DJ Premier plutôt que des boulets comme Will.I.am ou Drake pourtant nettement plus populaires, réunir des MCs légendaires — ils sont allés chercher Rakim nom d’un petit bonhomme !? — et Thibault de Longeville, un clipeur spécialiste de la culture hip-hop.

Il n’y qu’à lire quelques commentaires de la vidéo sur youtube pour constater l’énorme bénéfice pour Nike. Pourtant, la marque se fait assez discrète dans la vidéo, pas de signature finale, un petit graf’ old-school, une petite référence dans un couplet de Nas : »Classic like the Air Ones, the hustler shoe ». On est bien loin du clip totalement brandé. Nike et l’agence Cornerstone ont tout fait pour ne pas dénaturer ou parasiter la création. Ils ont ainsi obtenus des ventes de single légendaires pour un tel projet, une nomination pour un Grammy et surtout un message limpide : « Nike, la marque du hip-hop authentique. »

Pourquoi un tel flashback ? Pour présenter avec déférence le Maître Yoda du sponcénat avant de vous parler de ses jeunes Padawans :

Levi’s se lance dans l’aventure en mettant sur pied un très beau projet intitulé « Levi’s Pioneer Sessions« . Le pitch est alléchant. Des artistes contemporains reprennent des morceaux qui ont marqué l’histoire de leurs styles musicaux respectifs. On y retrouve un hommage de Nas à Slick Rick :

Pour l’instant, seuls 3 morceaux sur 12 au total sont sortis. Le reste sera dévoilé progressivement,  il suffit de récupérer le flux RSS du site pour être prévenu des nouveaux téléchargements disponibles. Je vous conseille d’ailleurs de ne pas passer à coté de cette superbe programmation dans laquelle figure The Roots & John Legend, Raphael Saadiq ou encore The Kills.

Au Brésil, Nike retente l’expérience en organisant un ré-enregistrement de Umbabarauma, le classique de Jorge Ben Jor.

L’avenir dira si ces initiatives obtiendront un ralliement populaire comparable à celui de leur illustre aîné.

See Ya

Source : Youtube, AdvertisingAge, Ypsilon 2, Levi’s Pioneer Sessions,

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En ce magnifique lundi d’avril, nous sommes tombés sur un clip pas du tout récent en nous demandant comment avions-nous fait pour rater ce chef d’oeuvre. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, échauffez-vous les mâchoires, asseyez-vous et ouvrez bien grand vos yeux, ce qui suit est vraiment de la très très bonne came.

Mais, bon sang comment avons-nous fait pour passer à coté de ça ?! Quand la publicité arrive à un tel niveau de qualité, autant se faire plaisir et énumérer les immenses atouts d’une telle production :

En premier lieu, la bande originale. C’est du grand art. Sans rentrer dans la technique, tout est parfaitement maîtrisé et souligne subtilement la mise en scène. D’abord on intègre les choeurs lorsque le danger approche. Ensuite, un crescendo de ces mêmes choeurs pour accompagner le mouvement de la femme et de sa fille. Puis, les violons s’élèvent tandis qu’elles sécurisent leur père/mari. Finalement, on passe en quinte mineure au piano pour symboliser la collision. Ah…  je suis rentré dans la technique ? mais c’est tellement bon bordel, c’est le genre de production qui rend fier de travailler dans la publicité et qui nous fait oublier les daubes infâmes de la MMA et consorts.

Graphiquement parlant, c’est aussi un régal. Le choix du slow-motion est un cas d’école et la direction d’acteur parfaite. Les trois scènes qui font office de pivots sont superbes : le changement d’attitude face au danger, les bras en allégorie de la ceinture de sécurité et surtout le plan final qui associe la sérénité et la sécurité de la famille au port de la ceinture: WAOUW ! (on vous avait dit de vous échauffer la mâchoire).

Même le wording est une petite pépite: « Embrace life » que l’on pourrait traduire par embrasser/étreignez la vie est un haut fait de copywriting et colle parfaitement avec le reste.

Les qualités intrinsèques de la vidéo ont déclenché un effet viral. A tel point qu’elle explose des records sur youtube où elle fait partie du très sélect groupe de vidéos ayant été le mieux notées depuis la création du site. Une communauté Facebook appelle à la diffusion du clip sur les chaînes télévisées.

Bigup à toute l’équipe qui est derrière ce spot !

Crédits

Annonceur: sussexsaferroads
Ecriture et réalisation:
Daniel Cox
Musique:
Siddhartha Barnhoorn
Février 2010

Source : Youtube

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Alors que la déferlante médiatique qui a suivie le décès de Michael Jackson nous avait laissé de marbre, la mort prématurée de Guru suscite en nous un émoi particulier. Keith Elam aka Guru était un des deux membres du groupe de Hip-Hop GangStarr, l’autre étant le légendaire DJ Premier. Les deux comparses étaient brouillés depuis la sortie de leur dernier album The Ownerz en 2003. Pour autant, l’aventure musicale ne s’était pas arrêtée là pour le MC new-yorkais qui avait poursuivi la série Jazzmattazz avec un nouveau beatmaker, l’auto-proclamé super-producer Solar.

Musicalement actif depuis 1987, Guru était un pionnier du Jazz-rap et du rap conscient. Il avait ouvert la voie à la génération dorée du Hip-Hop US des années 90. Malgré une fin de carrière en demi-teinte due à une collaboration hasardeuse avec Solar, il reste le père spirituel de tous les rappeurs dont la vision musicale dépasse les écueils grotesques du Hip-Hop mainstream.

Dès 1990, Spike Lee faisait appel aux service de Guru & Premier pour nourrir la BO de son film Mo’ Better Blues.

Mo’Better Blues Soundtrack – GangStarr – 1990

Les années 90 furent sans conteste les années GangStarr avec une floppée d’albums et de collaborations qui ancrèrent le groupe dans le gotha du mouvement Hip-Hop et plus largement de la création musicale de cette fin de millénaire. L’épopée Jazzmatazz qui compte à ce jour 4 opus, prend ses racines dans la conviction de Guru : en lui injectant des beats jazz, le rap deviendrait enfin un genre musical majeur.

Le Bien, le Mal – Guru Jazzmatazz Ft Mc Solaar – 1993

Lifesaver – Guru Jazzmatazz – 1995

La fin des années 90 furent le point d’orgue du talent de Guru. Avec l’album Moment Of Truth, sorti en 1998, Guru et Primo frôlaient la perfection et sortaient l’un des disques de Hip-Hop les plus unanimement salués. Depuis, cette galette est considérée comme un classique du genre et comme le contrepoint qualitatif de l’évolution pour le moins catastrophique du rap observée dans les années 2000.

JFK 2 LAX – GangStarr – 1998

Next Time – GangStarr – 1998


C’est peut-être égoïste mais le plus triste avec la disparition de Guru c’est bel et bien la mort de nos espoirs quant à la reformation de GangStarr. DJ Premier, même s’il continue a produire des beats de qualité, n’a pas trouvé de MC capable de les magnifier ses productions comme savait le faire Guru. Chienne de vie… On n’a plus qu’à se réécouter la bonne dizaine de disques que Guru a sorti en évitant soigneusement le dernier et passablement raté Guru 8:0 Lost & Found pour ne pas ternir la légende. On prendra aussi gare à ne pas faire attention aux différentes rumeurs et autres ouï-dires qui accompagnent ce triste événement.

Bigup Guru !

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