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Cette publicité se devait d’être présente sur ce blog. Hilarante et irrévérente, elle m’a sorti du brouillard qui dure depuis ce matin, en gros depuis que je suis les résultats des Lions de Cannes via Twitter, blogs et tous les autres machins sociaux abrutissants et chronophages.

Elle est sortie ce matin, le lendemain donc de la défaite des Bleus, dans Libération. Splendide !

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Malheureusement il est aussi décevant que son prédécesseur Rising Down. Il n’est pas profondément mauvais, il est juste mou du genou, pas inspiré. Ils avaient promis un album joué live, sans aucun sample ce qui aurait pu conduire à un manifeste  pour un hip-hop authentique. Mais on en est bien loin. C’est juste une succession regrettable de morceaux pop-rap dont le seul mérite est valoriser le flow de Black Tought qui, pour le coup, semble être en pleine cure de Prozac. Fâcheux !

Le clip de Dear God 2.0 sorti il y a quelques jours laissait présager un tel constat :

Apparemment ce n’est pas un point de vue unanime, la presse grand public ayant très bien noté l’album. A ce jour, la revue spécialisée The Source (la bible en matière de hip-hop) n’a toujours pas chroniqué How I Got Over. On attend de voir si malgré ses grosses lacunes, l’album se fera adouber.

La seule raison valable pourrait éventuellement être la qualité des paroles qui, selon certains chroniqueurs, rappelleraient les années glorieuses des 90′. Ouais, pourquoi pas ? Mais si comme moi vous ne pigez rien aux textes en anglais et que pour satisfaire vos besoins littéraires, vous préférez ouvrir un livre, mieux-vaut passer son chemin.

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Voilà une opération de guérilla marketing intéressante. Et oui, même si je rechigne la plupart du temps à utiliser ces termes qui ne veulent pas dire grand chose, en l’occurrence guérilla marketing, de temps en temps je baisse mon froc. Mais bon, si infléchir notre charte éditoriale peut nous permettre d’attirer quelques lecteurs supplémentaires accros à cette nomenclature publicitaire assez creuse, qu’il en soit ainsi.

Voilà donc, une opération d’ambient (tant qu’à faire, hein ?) qui semble sympathique à première vue. Un annonceur, Le Palais des Beaux-Arts de Neuchatel, qui s’inspire de l’œuvre de Magritte (voir plus haut) pour communiquer. Ca semble pas mal n’est-ce pas ? Regardez-donc :

La question ne porte pas sur l’efficacité de cette campagne, qui, selon toute vraisemblance, semble assez impactante. Ce qui me pose problème  dans ce concept, c’est qu’il est presque mensonger. A force d’exagération, l’opération laisse penser que l’on annonce l’ouverture imminente d’un musée. Oh que non ! c’est un superbe centre commercial que l’on vous vend là.

Deuxième motif de mécontentement, c’est la récupération très hasardeuse d’un thème de Magritte symbolisé par son tableau La Trahison des images. L’œuvre est bien connue, une pipe au centre et une note écrite en dessous : « Ceci n’est pas une pipe ». Magritte y développait son thème fétiche du décalage entre représentation du réel et réalité. Pour le coup, la plupart des petites affichettes de la campagne sont complètement ratées : la merde de chien est une vraie merde, la statue est une vraie statue etc.

Crédits:

Annonceur : Marin-Centre
Agence : Buzzilla

Source: Buzzilla’s blog qui n’ont définitivement pas compris Magritte (cf le titre de leur article)

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Hadopi, vous connaissez ? Oui, sûrement, c’est l’organisme chargé de sanctionner graduellement les vilains pirates. Ou les Super-Crapules comme le montre ce film destiné à la jeunesse et diffusé sur France 5.

Avec un graphisme fluide et typé, une animation correcte, des voix sympatoches, il est pourtant navrant de trouver quelque chose d’aussi profondément niais. En effet, même s’il est destiné à de jeunes enfants (qui, c’est bien connu sont les plus gros pirates du web), l’aspect caricatural est excessif. Et ne parlons pas de la vulgarité évidente des dialogues, pas vraiment adapté au jeune âge de la cible.
Encore un coup raté en matière de communication. Après l’affaire de son logo, Hadopi se ridiculise encore et perd en crédibilité.
Même si nous, ça nous a quand même bien fait marrer.

Les enfant, vous avez compris, si vous voulez pas finir en prison à votre âge il faudra acheter Justin Bieber. C’est le mec bleu en slip qui vous le dit.

Edit: la vidéo a été supprimé sur demande de France Télévisions. Dommage, on l’aimait bien nous…

via

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Le film publicitaire Write The Future a été la sensation de ce début 2010 pour les pubards du monde entier. Nike et W+K signait pour le coup une vidéo absolument sublime qui grouillait d’excellentes idées et le succès indiscutable de cette production fut entièrement justifié.

En plein mondial de football, Nike semble ne pas vouloir laisser s’essouffler cette dynamique et continue à « alimenter » l’engouement déclenché par de bien curieuses initiatives. Ainsi, W+K Tokyo a monté une opération séduisante qui actionne le levier du patriotisme et les potentialités de Twitter. Une statue du joueur emblématique de l’équipe japonaise Marcus Tulio Tanaka a été crée comme vous pouvez le voir dans la vidéo qui suit. Les fans sont invités à envoyer leurs messages d’encouragement sur Twitter. Les twitts sélectionnés seront gravés sur la statue qui est destinée à être exposée dans un Nike Store.

La traduction du clip donne à peu près ça :

Je suis japonais
Tout commence maintenant
Le monde sera averti et les doutes effacés
Je suis un défenseur qui attaquera en une fraction de seconde
Les prières seront entendues
Un instant durera une éternité
Un match,
Une action.
Et tout change.

Marcus Tulio Tanaka
Write the future.

La deuxième opération est celle de l’agence W+K Londres qui a mis en place une campagne d’affichage alternatif très originale et d’une laideur ahurissante. Mais outre cet aspect esthétique la démarche ne peut être qu’applaudie pour son jusqu’auboutisme. En effet, l’agence a tout simplement décliné la campagne print de Nike — qui représentait des sculptures des joueurs — en réalisant de réelles statues sur le modèle des présidents américains du Mont Rushmore.

Source: Paperplane, Y2, TIR

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