
Voilà une opération de guérilla marketing intéressante. Et oui, même si je rechigne la plupart du temps à utiliser ces termes qui ne veulent pas dire grand chose, en l’occurrence guérilla marketing, de temps en temps je baisse mon froc. Mais bon, si infléchir notre charte éditoriale peut nous permettre d’attirer quelques lecteurs supplémentaires accros à cette nomenclature publicitaire assez creuse, qu’il en soit ainsi.
Voilà donc, une opération d’ambient (tant qu’à faire, hein ?) qui semble sympathique à première vue. Un annonceur, Le Palais des Beaux-Arts de Neuchatel, qui s’inspire de l’œuvre de Magritte (voir plus haut) pour communiquer. Ca semble pas mal n’est-ce pas ? Regardez-donc :





La question ne porte pas sur l’efficacité de cette campagne, qui, selon toute vraisemblance, semble assez impactante. Ce qui me pose problème dans ce concept, c’est qu’il est presque mensonger. A force d’exagération, l’opération laisse penser que l’on annonce l’ouverture imminente d’un musée. Oh que non ! c’est un superbe centre commercial que l’on vous vend là.
Deuxième motif de mécontentement, c’est la récupération très hasardeuse d’un thème de Magritte symbolisé par son tableau La Trahison des images. L’œuvre est bien connue, une pipe au centre et une note écrite en dessous : « Ceci n’est pas une pipe ». Magritte y développait son thème fétiche du décalage entre représentation du réel et réalité. Pour le coup, la plupart des petites affichettes de la campagne sont complètement ratées : la merde de chien est une vraie merde, la statue est une vraie statue etc.
Crédits:
Annonceur : Marin-Centre
Agence : Buzzilla
Source: Buzzilla’s blog qui n’ont définitivement pas compris Magritte (cf le titre de leur article)
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