Quand la musique est bonne
Attention MAC (métaphore à chier): Imagine-toi à un mariage, celui de ton pote par exemple qui semble avoir trouvé chaussure à son pied. Tout va bien. Le buffet est bon, malgré des sushis faits avec du riz Uncle Bens, comme prévu il y a d’la meuf, la vénérable demeure qui accueille les festivités (et qui a dû coûter un bras) offre des spots intéressants de drague champêtre et la profusion d’alcools de qualité t’ouvre d’enviables perspectives. Bref, tout va bien. Sauf que là, DJ Gérard dégaine sa playlist qui tue et t’impose une intolérable rengaine : « ce sera nouuuuuus dès demainnnnnn » qui te plombe ta bonne humeur, précipite le coucher du soleil en moins de deux, et multiplie par 5 les probabilités de divorce précoce des jeunes amoureux. Catastrophe !
En bref, une publicité c’est un peu pareil, quand la musique est pourrie, c’est tout qui foire. Bien que cette analogie ne soit pas des plus pertinentes, il n’en reste pas moins vrai, en tout cas à mes yeux, que l’habillage sonore d’un film publicitaire est une condition sine qua non de qualité. Comme pour n’importe quelle œuvre audiovisuelle d’ailleurs. Je ne parle pas là d’efficacité commerciale mais bien de qualités purement esthétiques, quoiqu’à mes yeux les deux sont liées.
Cette conviction n’est pas partagée par tous les annonceurs, certains pensant encore, malgré une bonne décennie d’études plus ou moins alambiquées, qu’un machin moche, racoleur et importunant est plus attrayant qu’une réclame belle et intelligente. Pour ma part, je suis tombé sur un 30s assez basique pour un parfum Dolce & Gabbana qui m’a fait sauter les tympans :
Le mec a juste relevé un clip sans saveur particulière avec le thème de Miles Davis pour le film Ascenseur pour l’echafaud, de Louis Malle. Rien qu’ça ! Il y en a qui ne jurent que par l’affichage déformaté, d’autres pour le beamvertising et autres joyeusetés du marketing alternatif alors que la publicité traditionnelle peut se révéler si belle, tellement originale.
See ya !
Pensées